Photographie : Mademoiselle Weather, sous son chapeau.

Photographie : Mademoiselle Weather, sous son chapeau.
.

Du nouveau.
Mais pas ici. Je n'écris plus ; je photographie.



* Comme une longue,
très longue description...
Pour comprendre,
de l'autre côté de la théière,
au-dessus du Chapeau,
l'Univers étrange qui se cache,
dans une vallée de mots,
qui virevoltent sous ma plume,
sous mes émotions, ma folie,
mon désir !
Des mots morts, de mots qui mordent...
*

Gracieusement sombre...


« Mademoiselle Weather émergera,
telle Aphrodite,
du chaos de l'ombre et dansera
sur un océan de noirceur.
Ce que je dis, se fit :
Elle s'envola au dessus des ténèbres,
le sourire divin dans son fantasme de déesse grecque,
et tordant gracieusement mains et bras ; et bassin ! »


Effleurée d'imagination...


« Deux ombres sortirent des yeux de la Princesse
et se mirent à peindre dans le Rien, des choses.
Toutes sortes de choses ! Des fresques splendides !
L'Apogée du Chapeau Gris, sans doute.
Vénus qui jouissait sur le corps de Paradoxe,
Narcisse qui brisait son reflet
et rencontrait le Prince du Miroir,
des lapins roses qui admiraient l'Amante Inspiration ! »

Little Miss aime Métaphore...


« La chaleur inexprimable de Renaissance
avait balayé mes tourments comme une fée
époussette les saintes étoiles au lever du jour.
Renaissance était cet homme...
Ce seul homme auquel j'eu donné un jour
la précieuse permission de partager
la couche de l'Inspiration, de la faire jouir
et défaillir dans une extase que j'aimais qu'elle m'offre !
La folle envie de gter à ses lèvres,
de les lui arracher même et de voir sa beauté
même pas anéantie par un essai sournois
de défiguration m'aurait donné plus grande satisfaction
que de voir s'écraser devant moi la Supériorité elle-même,
avec ses petits seins mignons
collés contre la terre sombre,
molle et puante. »

Fort égocentrique...


« Jeune prophétesse.
Que le monde me regarde,
m'admire,
et m'aime :
Je ne suis qu'amour.
Que le monde épie mes faits et gestes,
s'extasie devant la grâce de mes pas !
Je cours à travers le jardin d'Eden,
et mange la pomme empoisonnée.
Je le peux !
Je mens.
Les autres ne sont rien,
je suis tout. »


Diaboliquement sensuelle...



« Elle agite la soie, frôle ses longues jambes entre elles
et se fait belle au milieu de la voûte céleste ; je l'aime.
La petite fille que je suis, serre en ses poings gelés
quelques éclats de verres, quelques éclats du coeur,
quelques éclats d'amour et fait couler le sang à flot.
Comment puit-elle me résiter ?
Je sens enfin le rire ignoble qui monte en moi
et finit par se propulser à l'extérieur :
le sol est couvert de mon vomis.
Dégueulasserie totale.
Je marche sur la pointe des pieds, lève le menton,
pose mon regard vitreux de folle sur ma victime.
Qu'elle est belle...
Je dépose sensuellement un doigt sur ma bouche :
qu'elle se taise !
Ce silence est merveilleux, aussi doux qu'un air de piano,
aussi raffiné qu'une danse macabre,
aussi splendide que l'Inspiration. »


* Des extraits de texte, de métaphores...
qui se trouvent en mon modeste Chapeau Gris.
Pour que vous ne soyez point surpris.
Et que si mon écriture vous déplaît,
mes histoires vous agacent,
mon atmosphère vous étouffe,
vous puissiez vous envoler
dans votre propre univers
qui sera sans doute plus charmant !
Bienvenue...
ou aurevoir.
*

# Posté le vendredi 08 juillet 2005 10:22

Modifié le samedi 02 juin 2007 00:31

Photographie Couettienne : Dem0iselle Weather .

Photographie Couettienne : Dem0iselle Weather .
Hep ! Bouge pas. J'ai besoin de parler. Ouais * Allume une clope en chocolat * Ouais, mec, meuf, trans'. J'ai besoin de causer. C'est combien pour se tirer d'ici ? Combien pour être libre ? Combien pour foutre en l'air sa vie ? Quoi ? Tu sais pas ? Tu m'étonnes...! Bon, allez, tire-toi. Finalement je cause pas plus. Ouais, barre-toi j't'ai dis. * Crache au sol avec une mine dégoutée *

_______________________"Il m'a tiré les couettes ! Il m'a tiré les couettes ! Le méchant ! _______________________Il n'avait pas le droit ! Mes couettes à moi ! Mes beaux _______________________cheveux !"

_____________Mary Weather se prommène dans son enfance, les yeux dans le vide. _____________Peut-être ne s'entend-elle point parler ? Oh ! Cela étonnerait qui ? Plus
_____________d'un ? Personne ? Diable ! Nous nous en fichons, remarquez.

_______________* Marquant une pause. Croisant les jambes. Et se regardant jouer, en
_______________bas du château. *

_____________Je la vois. Je me vois, oui, Moi. Jouer à la petite fille. Je me regarde me _____________sentir bien dans mes souliers de gamine de sept ans. C'est comique ! Oh,
_____________oui, très.
_____________Je suis dans ma robe noire, et j'ai perdu quelques centimètres.
_____________Je voltige à travers les arbres! Ah ! Quel bonheur ! Quel beauté ! Mais il y a _____________ce petit... Ce petit... Ce... ! Qui... Il m'a tiré les couettes !

Première scène. * Imaginez, ô, monsieur que nous sommes au Thêatre Magique.
Voil
à ! Cela me semble le mieux ! Bien ! Allons-y ! *

Mary Weather déboule dans la peau de ses sept ans, un visage d'une fraîcheur extrême, trottant entre des arbres en plastiques bien mal imités.

Mary Weather - Il m'a tiré les couettes ! Il me les a tirées avec ses gros doigts pleins de sucre, et m'a traînée par terre ! Je lui ai hurlé de lâcher ! Et, vous savez quoi ? Il m'a traitée de chochotte ! Moi !
L'Arbre Intérieur (d'une voix rauque, comme celle que l'on aurait donné à Dieu.) - Et qu'as-tu fait ?
Mary Weather - Rien. C'est un grand. Alors, sinon, il va recommencer à me tirer les cheveux !
L'Arbre Intérieur - Tes beaux cheveux. Ne laisse jamais personne les toucher !
Mary Weather - Voilà ! Mais j'ai encore peur qu'il recommence à me faire mal.
L'Arbre Intérieur (en s'esclaffant d'une voix devenue des plus inquiétantes) - Là ! Tu inventes !
Mary W
eather, Toi, celle qui commente dans la plus haute tour du château de ton existence ! Tu te dois d'y remédier. Tu n'as jamais été comme cela : Essaie de te souvenir ! Si on t'avait tiré les couettes, qu'aurais-tu fait ?

_______________* Se lève d'un air posé. Et baisse les yeux en posant sa main à la _______________fenêtre. Lance. Lance. Lance ! Lancer ? Quoi ? Hey ? Lançant un regard _______________attristé vers le thêatre morbide. *

____________Mon enfance ! Mon dieu ! J'improvise ! Arbre Intérieur ! Dis - moi, comment ____________étais - je ? Je crois l'avoir déjà oublié ! Je ne me souviens de rien ! Je t'en
____________prie aide - moi ! Comment étais-je ? Et comment suis - je à présent ?
____________Réponds ! Oh, pitié ! Oui, c'est le mot qu'il me faut ! Prends-moi donc en
____________pitié, et avoue mes faiblesses. Viens aggripper mon bras, et me traîner sur la
____________scène - par les cheveux si tu le désires, végétal sadique , je m'incline - !
____________Viens m'agenouiller devant l'autel de mon enfance. Et donne - moi les
____________réponses. Humilie - moi, s'il le faut ! Mais. . . Mais pour l'amour du ciel qui
____________s'évade au-dessus de mon crâne, rappelle-moi mon enfance !

____________L'Arbre Intérieur (faisant la moue dans un coin) - Peuh ! Petite sotte ! Et
____________puis quoi encore !

Deuxième scène. ( Hey ! En place ! Un gâteau ? )

Mary Weather recommence la scène. Toute sa fraîcheur, toute sa splendeur de jeunesse insolente. Elle n'a point oublié ! Il ne reste plus qu'à relancer l'histoire. Le récit. La pièce ! Oui, le mot ! Le mot qu'il faut ! Le mot que j'aime ! Soit, allons, allons ! Joue, demoiselle.

Mary Weather - Il m'a tiré les cheveux ! Il a pris une de mes couettes, comme cela, et Vlan ! Par terre. Et puis, le pire : il m'a trainée derrière lui. Mes amies riaient et j'ai eu envie de pleurer ! Mais, moi, je n'ai rien fait. Parceque, je suis courageuse, et forte.
L'Arbre Intérieur (intéressé) - Ah ? Oui ? Et... Puis-je te demander ce que tu as fait en retour ?
Mary Weather - C'est bien simple ! Quand je me suis relevée, je l'ai martellé de coups de poings ! Et de coups de pieds !
L
'Abre Intérieur (Un mince sourire sur son tronc ridé) - Mais oui ! Bien sûr !
Mary Weather (fière) - Ouais ! Même qu'il est mort ! Et qu'il a craché du sang sur mes jolies chaussures neuves ! Là, je lui en ai voulu à mort. Et, d'ailleurs, ce ne fut finalement pas un problème !
L'Abre Intérieur (reprenant une crise de fou rire, et manquant d'avaler une de ses immondes branches recouvertes de moisissures) - Pouah ! Toi, là haut ! Montre ta face ! Que je rigole encore plus ! Peut-être arriveras-tu à me faire mourir, si cela continue dans cette direction !

_______________* Princesse Weather recula brusquement de la fenêtre, rouge jusqu'aux _______________oreilles et s'enroula dans un rideau de velour noir, en fermant les yeux _______________dans un long soupir plaintif *

Troisième scè...

_______________L'Abre Intérieur : Hey ! Ma phrase ! Ma phrase avant la troisième scène ! _______________Je voulais juste te dire, Mary Weather : C'est ta dernière chance, petite _______________ahurie !
_______________. . .
_______________Quoi ? Arrêtez de me dévisager ! Reprenez la scène, vous !
_______________Et l'orchestre, taisez - vous ou je saccage vos instruments hideux !

Troisième scène.

Mary Weather entre sur la scène en courant, hystérique. La fraîcheur, la splendeur et toutes les qualités d'une charmante petite fille, mis de côté. Elle poussa un long soupir et se lança, comme fatiguée.

Mary Weather - Il m'a tirée les cheveux... Encore... Il m'agace... Il m'énerve, je n'en peux plus... Je suis allée le dire à la maîtresse...
L'Arbre Intérieur - N'importe quoi ! Allez, rattrape - toi !
Mary Weather (d'une voix tremblotante) - Mais, je... Alors finalement je n'ai rien dis, et...
L'Arbre Intérieur - Pathétique ! Peuh !
Mary Weather (les yeux rouges) - Pathétique ! Ouais ! Exactement ce qu'il m'a dit ! Il m'aurait trainée dans la boue, et m'aurait fait périr, pour faire ensuite les yeux doux aux adultes, ça ne m'aurait pas étonnée ! Je le hais ! Dire que j'ai failli l'aimer !
L'Arbre Intérieur - Oui ! De la rage ! La rage tu connais depuis que t'es gamine ! Allez, gueule ! Vas-y !
Mary Weather - A... Alors ! Alors et bien ! Moi j'en ai marre ! Et puis... !
L'Arbre Intérieur - C'est bon. Tais-toi. Comme toujours, les compliments te terrassent. Et tu fais n'importe quoi par la suite ; Crois-moi, c'est une faiblesse. Tu as perdu. Estime-toi heureuse de toutes les chances que je t'ai envoyées. Que je t'ai envoyées comme de belles roses rouges. Et au lieu de miser sur les épines, tu lui as arraché les pétales !
Tan
t pis pour toi !

____________* Mary Weather s'approche de la fenêtre en pierre. Sent le vent dans ses ____________cheveux de zéphyr. Aime. Tout. Déteste. Tout. Un sourire. Des ailes d'anges ____________pourraient lui pousser dans son dos frêle. Qu'en pensez-vous ? Elle s'évade
____________un cours instant.


_____(¯`°v°¯)___Comme
_____,,(_.^._)
_____,,,,,(`°______Un___________Ca ne me revient pas !
_____,,,,,,,°`)
_____,,,,,,,,(``______Papillon.. .
_____,,,,,,,,,°`)

__(¯`°v°¯)______ Le
__,,(_.^._)__________________Non, vraiment c'est si vide
__,,,,,(`°_________Regard
__,,,,,,,°`)
__,,,,,,,,(``________Perdu. . .
__,,,,,,,,,°`)

_________________________Et elle se jeta de la fenêtre. Elle se laissa tomber. Les mains _________________________________________________________________sur le coeur.
_________________________Lourdeur.
_________________________Han. Hm. Non.

__________________________Sur la scène. Du sang qui coule. Des larmes qui roulent. Le __________________________coeur qui s'effondre.

__________________________Et l'Arbre Intérieur qui grince des dents. Se penche au __________________________dessus de son cadavre imaginaire.

__________________________Et L'Arbre Intérieur clôt le chapitre en ces mots :

__________________________Mademoiselle Weather. . . Vous semblez avoir oublié.
__________________________Vous êtes coupable du pire des crimes que l'on puisse __________________________commettre.
__________________________Vous avez effacé votre enfance.

__________________________Et bien. Mourrez ! Mourrez dans votre corps qui terrasse __________________________l'enfance.
___________________________________M'approuver serait du sophisme.
__________________________Mais, soit.

__________________________Mourrez ! Mourrez maintenant !

Mary Weather

# Posté le mardi 06 septembre 2005 14:37

Modifié le samedi 02 juin 2007 00:31

Photographie : Madem0iselle Weather .

Photographie : Madem0iselle Weather .

________________* Mary Weather sort de l'Ombre.

________________| Oh, Mary ! Can You Kiss Your Shadow ? |

________________ Elle l'embrasse une dernière fois de ses lèvres désireuses d'amour, et ________________recule ses mains de poupée diabolique dans sa longue robe blanche, qui ________________dénude peu à peu ses épaules et retombe gracieusement sur ses ________________jambes, laissant respirer un corps nu envellopé d'une brume qui voile ________________l'indiscrétion de la scène. D'une vision floue, son visage perce l'étrange ________________obscurité ; un sourire. . . Une invitation. . . * Oh, si démoniaque ! *

________________| Non, n'approchez pas ! Pas encore, fils ou fille de la Curiosité ! |

________________Mademoiselle Weather émergera, telle Aphrodite, du chaos de l'ombre et ________________dansera sur un océan de noirceur.
________________Ce que je dis, se fit :
________________Elle s'envola au dessus des ténèbres, le sourire divin dans son fantasme ________________de déesse grecque, et tordant gracieusement mains et bras ; et bassin ________________! entama une danse étrange au-dessus de tout. Le Tout qui demeura ________________un Néant profond.
________________Oui, Mary Weather et sa royauté imaginaire dans le regard, s'exécuta ________________ainsi.

________________| Je vous en prie. L'invitation est lancée. Venez. | *


La principale plainte de l'artiste.
L'inspiration.

_________________* Mary Weather sortit de son coeur, en carressant vite sa poitrine, du _________________papier à lettre en or, et d'une plume noire, se mit à écrire, avec l'encre _________________rouge qui s'échappait des deux trous béants d'une Fontaine, qui _________________apparût par magie, servant son bon plaisir.
_________________Oui ! elle écrivit. . . ! *


___________________________Oh, ténèbres poétiques et nobles luminescences, douces ___________________________mères qui bercèrent sur leur sein rond l'enfant de ___________________________l'inspiration ; insufflée dans un coeur d'Ares, tournoyant ___________________________dans cet Esprit tels des vautours. Insufflée dans l'âme de ___________________________Perséphone, rongée par les flammes des Enfer.
___________________________Ah ! L'Inspiration !
___________________________La colombe et le charognard ! Oui !

___________________________La Maîtresse Divine et frivole, indomptable : Je t'aime !
___________________________Te carresser le dos, et mordre dans tes lèvres pulpeuses ___________________________de récits et de peintures, comme dans la pomme du jardin ___________________________d'Eden, et connaître ta Mort. Et la nôtre. Et rêver de ___________________________pouvoir encore t'étreindre si fort.
___________________________Comme l'amante à qui l'on fait l'amour avec passion sans ___________________________jamais la connaître vraiment ; Comme l'amante séduisante ___________________________et rebelle qui quitta la couche avant le réveil ; Comme ___________________________l'amante qui te donna son corps et son énergie , qui t'offrit ___________________________le plaisir comme l'on offre une rose piquante en ___________________________chantonnant "Rosa, es bella !" .
___________________________Cette amante qui demeure l'Inspiration et partage le lit, ô ___________________________quel doux lit ! du magicien d'oeuvres.

_______________________Elle s'enchaîna volontairement dans le château de l'Artiste ! _______________________s'enferma dans la plus haute et la plus dépravée des tour et _______________________céda sa magnificence inexplicable à celui-ci.
_______________________Imaginons-la ! Une douce femme plantureuse et un regard _______________________mystérieux.
_______________________Et un regard mystérieux... Un regard... Si mystérieux...
_______________________Qui fit se mettre à genoux les Appollon et les Aphrodite.
_____________________________" La Reine des reines, ô beauté imaginaire,
______________________________Je plie mes jambes et me meurs,
______________________________Devant ton excellence amère,
______________________________Et t'admire et t'aime, et désire ton coeur."

_______________________La, la, la, la. . .! Il la dessina, donna une forme indentique, ou _______________________opposée à son apparence lumineuse ! lui parla de ses belles _______________________courbes de par des notes de musiques ; Il l'écrit, la décrit, sans _______________________la voir, mais l'aima. Pour sûr, la demoiselle, il l'aima comme l'on _______________________aime sa vie. Et la détesta, lorsque celle-ci le quitta.
_______________________Telle la colombe de la liberté, la blancheur de ses plumes _______________________contrastants avec les ténèbres du château, et, se posant sur _______________________la meurtière, sans jeter un seul regard en arrière, s'envola dans _______________________l'azur du ciel, et fendit les airs avec toute la grâce et la _______________________tendresse possible !

_________________________________La déesse, la Muse, le Désir, l'Anarchiste pure et _________________________________simple : Inspiration.
_________________________________La vie ! Oh, oui. La vie, et son cycle infernal. Une _________________________________Tornade, un Poison miraculeux. . .
_________________________________Comment parler encore d'Elle, l'Ultime abandon ?

___________________________Elle qui, comme la noble vie qui nous est donnée, continue ___________________________d'être ce cycle infernal, que l'on regarde, bientôt accablé. ___________________________Un mal au coeur, le ventre en piteux état.
___________________________Et mon sourire ! Et le sien !
___________________________Il n'y a pas de fin possible à ce texte.

______________________________Mademoiselle, qui vous êtes penchée sur mon berceau ______________________________douillet d'Artiste Ratée, qui avez touché mes lèvres et ______________________________tripoté inlassablement mon coeur ,

__________________________________________Il est de mon désir incontrôlable, ma _____________________________________________________douce, de vous revoir !

JE dis, JE pense ce que JE veux, et bientot, JE ferais ce que JE veux ! Dit Mary Weather

# Posté le samedi 10 septembre 2005 05:17

Modifié le mercredi 01 mars 2006 09:05

Photographie : De Mad., M0iselle Weather !

Photographie : De Mad., M0iselle Weather !
*

La Fleur Bleue qui s'envole, et qui passe tout près de toi Ange d'amertume.
Ses pétales se sont ouverts, ma douce, et ont frôlé ton épaule ;
son pollen a pailleté la chair rose de ta bouche !
la tige a chatouillé ton cou, et tu as ri.
La douleur te pîqua les yeux en sentant le picotement de tes doigts
et le sang couler le long de ta main argentée.
Qui a dit un jour que la liberté n'était point piquante ?
Mais quelle est-elle, que ressentirais-tu au fond de toi si tu étais libre ?
Tu serais perdue.
Et danse-t-elle sur ta peau grise, et plante-t-elle ses crocs acérés dans la langue
du pêché !

La tienne !

*

Et
Mademoiselle Weather descendit du ciel une fleur bleue à la main. Le monde était noir ; elle s'était prise pour Dieu et n'avait pas encore demanque la lumre soit. A quoi bon ! La lumière et le noir provoque le même effet, ici. Et peut-être même ailleurs ! L'éblouissance et la jouissance. Et si tout était blanc comme neige ? Et si tout était gris ? Et si tout était rose ?
M
ademoiselle se sentit femme un instant ; puis mit son chapeau noir sur la tête et se dessina la moustache divine. Le sourire coquin, elle l'effaça. L'ennui avait paru dans son monde, et le froid, et la chaleur n'existaient plus ! Il n'y avait pas de couleurs, ni de sentiments, ni même une once de vie. Ni même la véritable Inexistance. Il n'y avait rien. Mary Weather se sentit à l'aise. Seule au fond de son rêve, oh, l'Etrange ! Puis elle oublia de réfléchir. Imagination, réaction !

Deux ombres sortirent des yeux de la Princesse et se mirent à peindre dans le Rien, des choses. Toutes sortes de choses ! Des fresques splendides ! L'Apogée du Chapeau Gris, sans doute. Vénus qui jouissait sur le corps de Paradoxe, Narcisse qui brisait son reflet et rencontrait le Prince du Miroir, des lapins roses qui admiraient l'Amante Inspiration ! Le contraste du dessin des ombres étaient si flagrants : si artistique, mais si laid ! Ils entreprirent de faire du tort à Mademoiselle Weather. Voici ce qui fit que ce texte ne pût être tout à fait construit ; voici ce qui fit que ce texte ne put être bien !

L
a panique prit la jeune sotte qui perchée au sommet du Rien, faisait remonter impunément sa robe noire sur ses hanches blanches, en griffant sa peau de ses ongles. Une Ombre du ve s'aggripa à son pied tandis que l'autre lui tirait les oreilles. Elle, mademoiselle, oui, elle, la Dame du Chapeau, hurla de toutes ses forces. Son fameux cri qui déchirait son propre coeur et amusait les sujets de sa folie.

"Tu ne pouvais te permettre de transformer ton Rêve en un néant."

Ne point t'écouter, Ombre Sinistre ! L'Anarchie bouffera tes commandements. Ne sais-tu donc pas que le rêve m'appartient de toute pce ? Tu es e de mes Envies, de mon Imagination ; crois-tu pouvoir soulager une rancoeur inconnue sur moi ?
"Tu as signé un pacte avec ton Rêve. Tu ne peux le détruire."
Je ne l'ai pas détruis ! Je n'ai jamais signé de pacte !

Et les
grandes tâches noires n'écoutèrent pas. Elles prirent la jeune fille et plantèrent une aiguille dans son ventre, l'épinglant à la fresque qui s'anima presque aussitôt. Paradoxe l'embrassa d'abord. Lui arracha la langue avec une douceur déconcertante. Elle descendit du mur gelé avec une grâce incroyable, sifflant la Dame de Coeur qui essayait en vain de retirer les yeux de la jeune fille. Paradoxe lui tendit sa langue et tous les personnages de la scène se mirent en face de l'épinglée. Ils ouvraient tous de grands yeux fascinés.
Ils admiraient la façon dont le sang coulait de la bouche ante de Mademoiselle Weather. Il n'y avait rien de morbide ; tout était parfaitement cohérent ! Tout était magnifique, et admirable ! La victime de la fresque ressentait la même chose, soudainement. On lui apporta une glace immense, sous les ordres de la dame de coeur. Elle scria en rajustant quelques bijoux qui écrasait ses seins énormes :
"Aime ta laideur ! Aime-toi ! Aime ton sang, et ton reflet ! Nous t'apportons le narcissisme sur un plateau d'argent. Alors, sers-toi ! "
Et l'on lui montra son corps transpercé et la fente immense qui lui servait de bouche, qui vomissait des litres et des litres d'un liquide rouge foncé.
La demoiselle du Rêve voulut rire, ce qui lui fit cracher encore plus de sang. Sa beauté ne s'était jamais montrée sous cet angle lugubre. Elle se sentit fière, soudainement, d'avoir à subir pareilles choses pour s'aimer quelques secondes. Le délire s'était peut-être - surement - emparé de sa personne.
D
es violons jouèrent horriblement vite !
To
ute la population, sursauta puis se retourna : Quelqu'un était arrivé.
Une femme étrange jouait de plusieurs violons en même temps. Elle était dotée de plusieurs bras, son corps était semblable à une longue tige verdâtre et quelques flots de paillettes dorées lui servaient de cheveux ; son immense chapeau ! Une fleur bleue ! Et ses épines qui continuaient de titiller les cordes des instruments. Sa petite poitrine était camoufe, par pudeur, sous de grandes feuilles qui semblaient si douces que l'on voulait les toucher, les caresser. Et pourquoi donc ne pas goûter !?
E
lle fît une entrée incroyable ! Oh, si belle, si gracieuse, si merveilleusement bizarre.
L
a fleur bleue s'approcha de Mary.
Silence dans le rien.
Souffle coupé.
Silence. Silence. Silence, vous dis-je !

Silence...

La femme étrange propulsa ses violons en l'air. Ils s'écrarent contre les ombres ! Les cordes étrangrent sauvagement les personnages qui avaient pris vie ! Ils recommenrent à jouer de plus en plus vite, en jouant frivolement. Une seule idée en te ! Tuer, tuer, tuer ! Les airs se firent de plus en plus joyeux et la Fleur Bleue mit une de ses ches paillees dans le gosier de la victime qui crut stouffer. De bonheur ?
La Fle
ur Bleue y laissa tomber une épine et attendit quelques instants, en riant... D'une voix... Si... Mary Weather vomit ! L'Inconnue se dégagea à temps, et eut un air faussement en colère. Elle enfonça sa main dans la bouche de sa protégée et sortit sa langue, l'exhibant fièrement au miroir. La musique se faisait plus forte, pleine d'une énergie incroyable. Les violons n'avaient pas arrêté leur carnage, et des bestioles couraient dans tous les sens !
"Ah
ah ah !" Laissa échapper la Fleur Bleue.
"Ah ah ah !" Reprit Mary Weather sans comprendre cette envie féroce de l'imiter.
L'inco
nnue retira l'aiguille de son corps, et posa sa main sur son ventre troué. La blessure se referma, et la glace se brisa. Explosa. Dans un bruit si agréable !
La
jeune fille s'effondra dans son sang. Son sang ? Il n'existait plus ; l'herbe rose d'un monde imaginaire l'avait effacé. Un ciel d'azur écrasait une vallée splendide, inhabie.
La fleur Bleue s'éleva dans les airs, suivant ses violons qui jouaient de moins en moins fort. Mary Weather entendit la dernière phrase de cette scène.
U
ne phrase qui aurait mit son coeur en pièce, si le décor n'avait pas été splendide. Une phrase qui lui aurait fait mal, si elle n'avait jamais goûté à l'envie enivrante de vivre.

"Ne te laisse point abuser de ton rêve, ma douce ; Il pourrait devenir ce cauchemar que tu redoutes tant."

Et la demoiselle souffla entre ses dents avant de se laisser tomber dans un océan d'eau douce qui était apparu à son bon plaisir. Elle se souffla à elle-même :

"Sois Maîtresse de ton rêve, Demoiselle; Sois maîtresse de ton rêve..."

J'ai refait la mise en page. En attendant... quoi ? ;)

# Posté le samedi 08 octobre 2005 09:29

Modifié le samedi 02 juin 2007 00:32

Merveilleuse Image.

Merveilleuse Image.
Allez sur www.radioblogclub.com, c'est vraiment pratique, même pas long à charger. Tant que vous y êtes, tappez "kajiura yuki" et écoutez, c'est magnifique. J'adore moi... <3





























Tralalala !
Tralalala !


Et je fis une pirouette, un sourire radieu en serrant la main de Paradoxe bien dans la mienne, sentant la froideur de son corps me fouetter la peau à mon grand plaisir. Des étoiles brillaient dans mes yeux grands ouverts ; comme si le monde pouvait être merveilleux ! Un désir métaphysique s'était ancré en mon âme, et sachez mademoiselle, que cela était tellement indescriptible que je puis vous dire à présent de quoi il s'agissait. Simplement, que je ne regardais point de mes doux yeux amoureux le splendide visage de Paradoxe ! Il n'y avait pas dans mon champs de vision sa beauté glaciale, et son sourire ironique ! Pas même l'ombre d'un de ses traits raffinés, comme ceux des petites filles en jupettes roses qui sautent à cloche-pied sur une marelle, avec leurs petites voix aigues, si agréablement morbides. Mon regard s'était égaré sur un visage qui m'était tellement inconnu, que je puis vous dire, oh oui, et avec joie, à qui il appartenait ! Je puis vous dire à qui je tenais la main fermement, cette main qui n'était pas froide comme je l'avais cru, mais chaude, bien chaude et bien douce. Tellement virile. La chaleur inexprimable de Renaissance avait balayé mes tourments comme une fée époussette les saintes étoiles au lever du jour. Renaissance était cet homme... Ce seul homme auquel j'eu donné un jour la précieuse permission de partager la couche de l'Inspiration, de la faire jouir et défaillir dans une extase que j'aimais qu'elle m'offre ! La folle envie de goûter à ses lèvres, de les lui arracher même et de voir sa beauté même pas anéantie par un essai sournois de défiguration m'aurait donné plus grande satisfaction que de voir s'écraser devant moi la Supériorité elle-même, avec ses petits seins mignons collés contre la terre sombre, molle et puante. Nuls parmis mes sujets du Chapeau n'auraient doutés de ce que je viens, en toute sincérité, d'avancer ! Il avait réellement ce que l'on aime particulièrement chez les jeunes vierges bien jolies ; cette petite chose qui attise la te infâme qui sommeille en chacun de nous, et qui, devant une telle splendeur innocente n'éprouve que le désir ignoble de souiller, souiller, souiller, souiller jusqu'à sentir la honte brûler nos entrailles ! Et pourtant, aucune innocence ne marquait sa figure bronzée par un soleil généreux. Et pourtant, n'importe qui, que ce soit les Immondices Humaines ou les plus Honorables Divinités, savent que Renaissance est tout, tout, sauf pur. Il est lié à un nouveau jour, certes ! Mais il ne puit effacer toutes les obscénités de la nuit, ou du jour maussade précédent ; il se délecte de l'Ancien, du souillé, des ordures d'une triste vie ! et offre enfin le Nouveau Jour. Peut-être est-ce ce contraste pointilleux qui me fit confondre sa magnificence avec celle de Paradoxe ?

L'Arbre Intérieur - Apparaissant sous mes pieds - : Sans aucun doute !

Bref. Le récit se devra bien de s'achever, même si, Renaissance donne tellement envie de le décrire, de l'ensenser, de l'aimer, de l'épouser, de mourir à ses pieds telle la jeune sotte amoureuse ! Il avait apprécié que je tienne sa main si fort. Et il ne se gêna pas de me le dire de sa voix mielleuse qui ne retire rien à son charme fou ! Il me fait bien penser à ce genre de bel homme qui arpente les châteaux en collectionnant les amours ancillaires en même temps qu'il fait la cour à une vieille Reine, ridée, affreuse, qui glousse comme une adolescente tandis qu'il baise sa main en réprimant un dégoût inévitable. Il me dit, très doucement, en approchant mon corps du sien avec délicatesse, que le rideau doit se baisser. Car, oui, mademoiselle, le rideau doit se baisser, doit frotter son velour noir et voiler la scène immense, cachant ses acteurs aussi merveilleux soient-ils. Mes grands yeux de petite fille s'ouvraient, tout comme ma bouche ; vraiment ?
Renaissance me fit lire tous les textes, dialogues, précédents, et me fit reconnaître à quel point j'avais souffert. Et il m'embrassait dans le cou, oh ! C'était si bon, si agréable, si... Il laissait ses mains chaudes et sauvages jouer sous ma robe noire en dentelle. L'apollon ne voulait que se délecter de mon corps, de ma souffrance, de ma peine, et de toutes ses choses qui ont fait vivre cet Opéra Etrange.

Ta
souffrance, petite princesse, donne-moi la.
Il est tant de renaître. Me disait l'adonis en posant ses lèvres un peu partout sur ma peau laiteuse.
B
ientôt, je me laissai défaillir dans le plaisir - sottement ?
J'ouvr
is les yeux et le vis ! Aussi beau, élégant, merveilleux, attirant que lorsqu'il avait répandu sa mystérieuse chaleur en moi, mais il était devenu gris, comme les statues la Renaissance Italienne ! Il affichait un visage de martyr, semblait souffrir, oh, tellement souffrir, le bel homme ! Je me serai mise à genoux devant lui, si je ne savais pas qu'il se délectait réellement de mes peines. Puis quand il eut atteint l'orgasme, il se releva et me tendit une rose jaune, épanouie, merveilleuse, qu'il agita sous mon nez dans un petit rire charmeur. Il me tendait ma propre renaissance, et au moment même où je piquerai mes doigts contre sa tige brûlante, le rideau se baisserait, moi seule sur la scène froide, lui envolé, me laissant mourir quelque temps.
Pui
s le rideau se relèverait, et là.
Là,
je serais revenue à la vie, j'aurais vécu ma renaissance.

J'ai donc pris la fleur, fit saigner mes doigts sans ressentir la moindre douleur.
Il disparut, ne laissant trace de sa beauté nul part. Le doux tissu sombre se froissa, frôla le sol, fit fondre les décors.

Le rideau s'était baissé.

Je renaitrai bientot. Patience. Pas supprimé ! Juste hors-ligne en attendant que je fasse le ménage :]

# Posté le lundi 24 octobre 2005 17:57

Modifié le mercredi 01 mars 2006 08:55