Mais pas ici. Je n'écris plus ; je photographie.
* Comme une longue,
très longue description...
Pour comprendre,
de l'autre côté de la théière,
au-dessus du Chapeau,
l'Univers étrange qui se cache,
dans une vallée de mots,
qui virevoltent sous ma plume,
sous mes émotions, ma folie,
mon désir !
Des mots morts, de mots qui mordent...*
Gracieusement sombre...
« Mademoiselle Weather émergera,
telle Aphrodite,
du chaos de l'ombre et dansera
sur un océan de noirceur.
Ce que je dis, se fit :
Elle s'envola au dessus des ténèbres,
le sourire divin dans son fantasme de déesse grecque,
et tordant gracieusement mains et bras ; et bassin ! »
Effleurée d'imagination...
et se mirent à peindre dans le Rien, des choses.
Toutes sortes de choses ! Des fresques splendides !
L'Apogée du Chapeau Gris, sans doute.
Vénus qui jouissait sur le corps de Paradoxe,
Narcisse qui brisait son reflet
et rencontrait le Prince du Miroir,
des lapins roses qui admiraient l'Amante Inspiration ! »
Little Miss aime Métaphore...
« La chaleur inexprimable de Renaissance
avait balayé mes tourments comme une fée
époussette les saintes étoiles au lever du jour.
Renaissance était cet homme...
Ce seul homme auquel j'eu donné un jour
la précieuse permission de partager
la couche de l'Inspiration, de la faire jouir
et défaillir dans une extase que j'aimais qu'elle m'offre !
La folle envie de goûter à ses lèvres,
de les lui arracher même et de voir sa beauté
même pas anéantie par un essai sournois
de défiguration m'aurait donné plus grande satisfaction
que de voir s'écraser devant moi la Supériorité elle-même,
avec ses petits seins mignons
collés contre la terre sombre,
molle et puante. »
Fort égocentrique...
« Jeune prophétesse.
Que le monde me regarde,
m'admire,
et m'aime :
Je ne suis qu'amour.
Que le monde épie mes faits et gestes,
s'extasie devant la grâce de mes pas !
Je cours à travers le jardin d'Eden,
et mange la pomme empoisonnée.
Je le peux !
Je mens.
Les autres ne sont rien,
je suis tout. »
Diaboliquement sensuelle...
« Elle agite la soie, frôle ses longues jambes entre elles
et se fait belle au milieu de la voûte céleste ; je l'aime.
La petite fille que je suis, serre en ses poings gelés
quelques éclats de verres, quelques éclats du coeur,
quelques éclats d'amour et fait couler le sang à flot.
Comment puit-elle me résiter ?
Je sens enfin le rire ignoble qui monte en moi
et finit par se propulser à l'extérieur :
le sol est couvert de mon vomis.
Dégueulasserie totale.
Je marche sur la pointe des pieds, lève le menton,
pose mon regard vitreux de folle sur ma victime.
Qu'elle est belle...
Je dépose sensuellement un doigt sur ma bouche :
qu'elle se taise !
Ce silence est merveilleux, aussi doux qu'un air de piano,
aussi raffiné qu'une danse macabre,
aussi splendide que l'Inspiration. »
* Des extraits de texte, de métaphores...
qui se trouvent en mon modeste Chapeau Gris.
Pour que vous ne soyez point surpris.
Et que si mon écriture vous déplaît,
mes histoires vous agacent,
mon atmosphère vous étouffe,
vous puissiez vous envoler
dans votre propre univers
qui sera sans doute plus charmant !
Bienvenue...
ou aurevoir.*



